• DELAGE

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    Histoire de la marque

    DELAGE

    Louis Delage, né à Cognac en Charente le 22 mars 1874.
    Mort le 14 décembre 1947.


    Ingénieur et industriel français, fondateur de la marque automobile Delage en 1905.


    D'abord située rue Cormeilles à Levallois-Perret, l'entreprise n'est d'abord qu'une usine d'assemblage, achetant moteurs et châssis à d'autres constructeurs pour les habiller d'éléments de carrosserie. Le premier modèle est une voiturette type A de 1905 à moteur monocylindre De Dion-Bouton de 9 HP.
    En 1907, premier déménagement de l'usine rue Baudin toujours à Levallois pour s'agrandir.
    En 1912, les usines déménagent à nouveau boulevard de Verdun à Courbevoie dans des locaux plus vastes.
    Si le moteur monocylindre a disparu, le 6 cylindres apparaît. L'année suivante, de grands modèles sont lancés.
    La marque commence alors à remporter des courses importantes.
    En 1914, avec la guerre, la production des châssis avec moteurs pour voitures de tourisme est quasiment stoppée, à l’exception de quelques fabrications pour l’armée. Alors, la nouvelle usine de Courbevoie transformée pour une utilisation militaire va tourner à plein pour soutenir l’effort de guerre en produisant obus, camionnettes et camions.

    Après la Première Guerre mondiale, la marque Delage prospère, produisant des véhicules de tourisme de luxe
    et de grande qualité.

    Dans les années 1920, les Delage deviennent d'excellentes et rapides voitures de tourisme. De 1922 à 1927 la firme sort de brillantes voitures de course. Les premières sont les 6 cylindres. Delage I et II très rapides, puis en 1923 apparait la V12, 10,7 l à soupapes en-tête, au volant de laquelle René Thomas bat le record du monde de vitesse à Arpajon l'année suivante, atteignant 230 km/h. Cette voiture se distingua longtemps dans de nombreuses courses.

    En 1930, Louis Delage est toujours attiré par le luxe et la belle voiture.
    Maurice Gaultier conçoit une 8 cylindres en ligne de 4 061 cm3, la D8 qui évolue en D8 S.
    C’est celle qui reste dans l’esprit de beaucoup…
    Les plus belles carrosseries habillent ce châssis et Delage remporte la première place dans la plupart
    des concours d’élégance.

    Suite au contrecoup de la crise économique de 1929, les difficultés dues à la mévente s’accumulent pour les fabricants de voitures de luxe. Louis Delage entreprend néanmoins un vaste effort de renouveau technique, aidé par un groupe de concessionnaires et de banquiers.
    Au Salon de l'auto 1932, arrive la D6-11, une 11 CV avec un petit 6 cylindres de 2 101 cm3, et un an plus tard la nouvelle Delage huit cylindres : la D8-15 de 2 660 cm3. Ces deux modèles, équipés de roues avant indépendantes et d’un moteur à la technique innovante ne suffiront pas à freiner la chute des ventes. Les derniers modèles qui voient le jour à Courbevoie sont les D6-65, D8-85 et D8-105, eux aussi techniquement très intéressants (freins hydrauliques), et conçus par le brillant ingénieur Michelat. Rien n’y fera et les appuis de Louis Delâge se dérobent un à un. La mise en liquidation volontaire de l’usine de Courbevoie est décidée le 20 avril 1935.
    Louis Delage est contraint de céder ses actions à Delahaye et les Delage deviennent peu à peu des versions
    Delahaye un peu plus raffinées.

    Après la Seconde Guerre mondiale, un modèle six cylindres 3 litres va être produit au sein du groupe Delage Delahaye, mais finalement le nom disparaît après le Salon 1953.
    En 1954 Delahaye, comme Delage, est absorbée par Hotchkiss.

     

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