• MATHIS

    PYC coupé

     

    HISTOIRE DE LA MARQUE

    MATHIS

    Émile Ernest Charles Mathis

    15 mars 1880 à Strasbourg - 3 août 1956 à Genève

     Émile Mathis travaille à ses débuts pour le groupe De Dietrich en compagnie d'Ettore Bugatti entre 1902 et 1904. Lorsque De Dietrich les remercie, en 1904, il investit ses économies pour créer la société "Mathis et Cie" à Strasbourg et embauche Ettore Bugatti à ses côtés. En parallèle, il crée une seconde société "EEC Mathis" en vue de devenir distributeur d'automobiles de diverses marques.
    Son association avec Ettore Bugatti permet de construire des véhicules Mathis Hermes Simplex de 40, 60, et 90 ch
    à l'usine de Graffenstaden. En 1907, les associés se séparent et Mathis fait construire une vaste usine à Strasbourg afin
    de développer ses activités.

    Dans l'entre-deux-guerre il devient l'un des plus importants constructeurs automobiles français (le 4e par l'importance de sa production derrière Citroën, Renault et Peugeot) avec des automobiles Mathis populaires et réputées par leur économie d'utilisation (le slogan de la marque est "Le poids, voilà l'ennemi").
    Pour faire face à la grande crise des années trente, il s'associe en 1934 avec Ford pour former la société automobile Matford.
    Association dissoute en 1941.

    Dès que la France tombe aux mains des Allemands, lors de la Seconde Guerre mondiale, il quitte la France pour les États-Unis, emportant les plans de son usine, qu'il transmet aux américains pour qu'ils la bombardent aux points stratégiques afin de détruire la production de munitions et moteurs d'avions que les Allemands ont lancée.
    Il crée une nouvelle société appelée Matam Corporation (Matam pour MAthis AMérique) afin de poursuivre l'effort de guerre auprès des Alliés en produisant du matériel de guerre, notamment une quantité impressionnante d'obus pour la Navy, ce qui lui vaut d'être
    décoré par l'US Army.
    De retour en France, en juillet 1946, il essaie de reconstruire et de remettre en marche ses usines, mais âgé et sans descendant,
    il cesse peu-à-peu ses activités.
    En 1953, les usines de Strasbourg sont vendues à Citroën.
    Il meurt accidentellement le 3 août 1956 à Genève.