• DE DION BOUTON

     

    Victoria 1894
    vis à vis 1900
    vis à vis 1900
    vis à vis 1900
    cab 1900
    course 1902
    course 1902

     

    Histoire de la marque

    Jules-Albert de Dion est un pionnier de l'industrie automobile en France et un homme politique français, né le 10 mars 1856 à Nantes et mort le 19 août 1946 à Paris, d'abord comte, puis marquis (à la mort de son père Louis Albert Guillaume Joseph de Dion de Wandonne en 1901).

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    La société de Dion Bouton a été fondée en 1882 par le comte Jules-Albert de Dion, originaire de la région nantaise, un homme fortuné passionné d’automobile.
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     Avec deux de ses acolytes, Georges Bouton, constructeur de locomotives miniatures, et Armand Trépardoux, ingénieur féru
    de machines à vapeur,
    ils produisent leur première voiture à vapeur en 1883 sous la marque "Trépardoux et Cie, ingénieurs-constructeurs".
    Avec l’émergence de nouvelles techniques de propulsion, De Dion et Bouton sont de plus en plus attirés par le moteur à pétrole, encore à son balbutiement, laissant Trépardoux et sa vapeur.
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     En 1889, la société porte désormais le nom "de Dion Bouton”.En 1895, la révolution est en marche : ils créent un tricycle à pétrole ! Il faudra attendre 1899 pour voir la première voiture à pétrole sortir de leurs ateliers. Véritable emblème de la Belle Epoque, les de Dion Bouton connaîtront un très grand succès. Parmi les modèles phare : le monocylindre "vis-à-vis” type D (puis deux et quatre cylindres) ou type G (1900), ou encore la Populaire (1903).
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    La firme se diversifie, des bicyclettes, des autos, des camions et même des locomotives (les fameuses Micheline), sortent de l'usine. Elle fabrique aussi des moteurs d'avion et de bateau pour l'armée et dépose environ quatre cents brevets.
    La crise économique mondiale du début des années 30 porte un dernier coup fatal à l'entreprise et la production des voitures de tourisme stoppe en 1933, l'année où Jules-Albert de Dion se retire des affaires.  Le créneau des véhicules industriels est repris par d'anciens collaborateurs qui maintiennent la production d'autobus, de balayeuses et d'arroseuses, ainsi que les autorails jusqu'en 1953. Cependant, le nom de Dion-Bouton persiste encore jusque dans les années 60, avec la fabrication de bicyclettes, de cycles, de vélomoteurs et de scooters.